Cheap NFL JerseysCheap NFL Jerseys Universiades : Marie Migot, championne à la vie surprenante - Sportslounge 
  • {l s='Promotions' mod='blockpermanentlinks'}
  • Wholesale Jerseys Cheap Jerseys Cheap Jerseys Cheap Jerseys China Wholesale Jerseys cheap ray ban sunglasses cheap hydro flask water bottle cheap kanken backpack cheap yeezy for sale cheap michael kors bags Cheap NFL Jerseys From China

    Written by: Featured Portrait Tennis de table Universiades de Naples 2019 Universitaire

    Universiades : Marie Migot, championne à la vie surprenante

    D’un village de 1000 habitants un peu particulier, aux championnats d’Europe avec l’équipe de France, en passant par un séjour au Japon et une expérience hors du commun à Naples. Voici l’histoire fascinante et surprenante de Marie Migot, championne de tennis de table qui a (presque) tout vécu du haut de ses 21 ans.

    Marie Migot comptait prendre deux semaines de vacances bien méritées après l’Open de Hong Kong cet été, elle qui enchaine les compétitions tout au long de l’année. Mais l’appel en équipe de France universitaire est arrivé, et la pongiste a rempli sa mission, revenant avec la médaille de bronze en par équipe autour du cou. Une médaille parmi tant d’autres, pour celle qui a commencé le tennis de table toute jeune. « Je viens du village de Pérignié, une commune de 1000 habitants près de Niort dans les Deux-Sèvres. Là-bas, on fait tous du ping, donc je suis facilement tombée dedans, d’autant plus que mon père en faisait en régional. A 3 ans, on m’a mis une raquette dans la main, et là : coup de foudre. En tout cas, c’est ce que l’on m’a dit, puisque j’étais trop jeune pour m’en souvenir ! (rires) ».

    Avec les garçons

    A l’âge de 12 ans, la pongiste est détectée en stage de regroupement. Elle rejoint le pôle France de Nantes, où elle s’entraine avec les garçons, à sa demande. « Les entrainements étaient très stricts, mais grâce à cet épisode de ma carrière, j’ai pu travailler énormément ma relance et mes top spin des deux côtés ». A cet âge-là, rien n’est plus clair pour Marie qui se fixe un objectif : devenir professionnelle. Dans cette optique, la pongiste décide de partir un an… au Japon, et plus précisément au Centre Olympique Japonais. « J’avais 15 ans, j’étais en Seconde. C’est vrai que c’était difficile de débarquer dans une nouvelle ville où tu ne parles pas la langue, et, bien sûr, de partir de la maison… ». Entre entrainements quotidiens et lycée français, Marie vit une expérience humaine incroyable. Mais le retour est tout de même difficile. « J’étais un peu KO parce que je suis partie toute seule de mon côté et je suis donc sortie du système fédéral de tennis de table et j’en subis encore les conséquences aujourd’hui. Mais je ne regrette pas, car j’en suis sortie beaucoup plus forte sportivement. J’ai pu jouer contre un style différent du jeu européen, et j’ai appris énormément sur moi-même ».

    Championnats d’Europe

    Après plusieurs années de vadrouille partout en Europe, Marie se pose enfin à Dusseldorf, où elle s’entraine 6-7 heures par jour au Centre National de tennis de table. Avec un titre de vice-championne de France acquis en mars dernier, la fille de Pérignié est ravie d’apprendre sa première convocation avec les tricolores pour les Europes qui se déroule à Nantes et dont l’histoire prendra une tournure incroyable. « J’étais la numéro 5 de l’équipe, donc ce n’était pas prévu que je joue. Mais en 8e de finale, alors qu’on était à égalité avec le Luxembourg (2-2), le coach me fait rentrer pour jouer le match décisif. Je me suis dit “mais il est fou de faire ça, je n’ai pas encore joué ! ” ». Face à Marie, Sarah De Nutte, 60e mondiale et amie de parcours. Menée 2 sets à 1, la Française rééquilibre les débats, et devant ses parents, elle apporte le point décisif à la France (qui s’arrêtera en quart contre la Chine). « C’était tellement riche en émotions, je pourrais même pas le décrire. Mon coach m’a dit après le match “you are like a lion !” (tu es une lionne). C’était l’un des plus beaux moments de ma carrière. En tout cas jusqu’à présent, car je sais qu’il y aura de plus belles étapes à franchir ».

    Naples, décomplexée

    Avant son championnat d’Europe, Marie a la chance de prendre part aux Universiades 2019. Une aventure imprévue pour celle qui devait prendre des vacances après l’Open de Hong Kong. « J’étais très excitée à l’idée de participer à un tel événement. Je voulais vivre la chose à fond, m’amuser et profiter de l’atmosphère estudiantine qui y règne ». Engagée dans toutes les catégories (simple, double, mixte et par équipes), Marie affirme avoir appris beaucoup de cette compétition, bien différente de celles auxquelles elle est habituée. « On n’était jamais vraiment stressé, et je pense que c’est un peu grâce à ça qu’on est revenu avec une médaille. Notre jeu était décomplexé, totalement ». Après un match abouti contre l’Angleterre en quarts, la médaille de bronze est assurée. Mais le résultat n’est pas vraiment ce qu’elle retient de l’expérience. « Ce qui m’a marqué, c’est la cérémonie d’ouverture. Wow. Je ne me suis jamais sentie aussi française. On était tous en bleu, en train de défiler, de faire du bruit et de chanter la marseillaise, tout ça devant un stade rempli. On est tous si sérieux quand on part en compét’, alors qu’aux Universiades, c’est un état d’esprit tout autre, et c’est ça qui fait de l’événement quelque chose de génial ». Un autre moment à rajouter à la carrière épatante de Marie Migot, qui ne fait que débuter, et pour preuve. « Les JO ? Ouf… J’en rêve ! Je pense que Tokyo c’est un peu compliqué, mais bon on ne sait jamais. Avec mon coach on a surtout Paris 2024 dans le viseur. Je veux y aller. Mais le plan, ce n’est pas d’y participer, mais d’y performer ».

    Connor Owens

    Un reportage pour le Mag du Sport U. Découvrez d’autres portraits de sportives et de sportifs universitaires dans notre Mag spécial Universiades de Naples 2019.

    Étiquettes : , , , , , Last modified: 10 octobre 2019