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    Written by: Middlebury College Portraits Middlebury

    Mel Petricko : “Ce fauteuil et ce bras mécanique représentent ma liberté”

    Étudiante en dernière année de maîtrise de l’École française, Mel Petricko a contacté La Gazette dans un but précis : partager son histoire. Plus concrètement, parler de son handicap, et surtout de son bras robotique, un bijou technologique extraordinaire qui change la vie de cette femme pétillante.

    Je peux partager mon histoire avec tout le monde, et j’en suis ravie”. Mel Petricko, 48 ans, est née avec une infirmité motrice cérébrale, ainsi qu’une malformation du bras gauche. Mais depuis bien longtemps, cette femme exceptionnelle a fait le choix d’accepter sa condition. “Quand j’étais petite, je pouvais marcher, mais je tombais beaucoup trop souvent à cause de mon handicap. À 13 ans, j’ai décidé de prendre un fauteuil roulant au lieu de me blesser constamment et de paraître ridicule”. Cette décision, elle ne la regrette pas. “Toute ma vie, j’ai voulu faire des choses avec les autres. Debout ou assise, je m’en fiche, du moment que je peux être avec d’autres personnes”. Née sans avant-bras gauche, le père de Mel a dû rechercher un système lui permettant de pousser la roue gauche avec sa prothèse.

    Consultante en informatique, puis étudiante en Californie

    Originaire du Michigan et maman dès l’âge de 18 ans, Mel a attendu quelques années avant de se lancer dans une formation professionnelle. Un an après avoir obtenu son diplôme, elle trouve un emploi en tant que consultante informatique, qu’elle a gardé pendant une dizaine d’années. “J’aimais beaucoup ce travail puisque mon rôle était de recevoir des appels pour aider les clients avec leurs problèmes informatiques. Mais malheureusement, c’était très mal payé”. Elle décide donc de retourner à l’université pour commencer une licence en Littérature et Culture à Mills College, en Californie, soit à plus de 3000 kilomètres de son État d’origine. “À Mills, tout le monde me parlait de Maîtrise, mais je pensais : « hum, je ne suis pas sûre de vouloir faire cela »”. Mais, Mel a cependant changé d’avis lors de son premier passage à l’École française de Middlebury pendant l’été 2013, en tant qu’étudiante du niveau 300. “J’étais présente à la cérémonie de remise de diplômes des étudiants de Maitrîse de l’École, et j’ai vu la joie sur le visage de ces personnes fraichement diplomées. Dès lors, je savais que je voulais faire ce programme de Maîtrise”.

    Maîtrise en français, puis formation de bibliothécaire

    En 2015, Mel demande donc à intégrer le programme de Maîtrise de notre École, sans avoir à passer par le niveau 400. Audace récompensée. “Un jour, j’ai reçu le courrier de Middlebury concernant mon inscription. Quand j’ai su que j’étais acceptée, j’étais folle de joie !”. À cette réussite, s’en ajoute une autre peu de temps après. Et cette fois-ci, il s’agit d’accomplir un rêve d’enfant. “Mon amie et colocataire Deborah me disait souvent que je devais poursuivre mon rêve qui était de devenir blibliothécaire. À chaque fois, je lui répondais que cela n’était pas possible à cause des étagères hautes et du poids des livres. Mais un jour, j’ai suivi son conseil, et je me suis inscrite en Sciences bibliothécaire à Simmons College à Boston. J’ai obtenu mon diplôme en 2016, et l’année dernière j’ai trouvé un poste à la Boston Public Library”.

    12 ans sans bras mécanique

    Plus jeune, l’étudiante de maîtrise possédait une prothèse qui fonctionnait à l’aide de crochets. Bien qu’utile, ce système inconfortable et parfois malcommode n’était pas assez adapté au handicap de Mel. Elle décide donc de l’enlever. 12 ans après, alors que son assurance le lui permettait enfin, elle engage les procédures nécessaires pour obtenir un bras robotisé fabriqué juste pour elle. “En novembre 2017, j’ai passé toute la journée avec des professionnels. Nous avons fait des tests toute la journée. Au bout d’un moment, ils ont imprimé une maquette en 3D pour tester le bras. Après plusieurs essais, nous avions enfin trouvé la bonne formule. Deux semaines plus tard, j’ai reçu mon nouveau bras. Et tout cela, payé par l’État du Massachusetts. On parle d’une somme avoisinant les $10 000”.

    Comment fonctionne le bras mécanique ?

    Contente de pouvoir montrer les fonctionalités de cet objet technologique impressionnant, Mel nous explique son fonctionnement. “J’ai environ deux centimètres de mon avant-bras gauche. Les ingénieurs ont posé deux électrodes sur les muscles de cette partie de mon bras, une en haut, une en bas. Quand je contracte en haut, cela ouvre la main, et quand je contracte en bas, cela ferme la main. C’est possible grâce à l’électricité que les muscles génèrent. Par d’autres gestes, je peux faire 8 autres mouvements en tout, comme pointer du doigt, ou faire un check ! (rires)”. Enfin, il est possible pour Mel de détacher la main de son socle pour y accrocher un crochet. Cela lui permet d’accomplir des tâches ménagères exposant son bras à l’eau, comme la vaisselle par exemple, la main n’étant pas imperméable.

    “Ce que ça change, c’est que ça me rend heureuse”

    Après plus d’une heure de conversation à écouter l’histoire fascinante de cette femme d’exception, il était malheureusement temps de mettre un terme à cette interview. Le dernier mot sera donc donné à Mel. “Je veux que les gens sachent que ce fauteuil dans lequel je suis ce n’est pas une prison. Il faut s’accepter comme on est et être ouvert aux différentes façon de faire les choses. Ce fauteuil et ce bras mécanique représentent ma liberté, tout simplement”.

    Connor Owens

    Étiquettes : , , , Last modified: 18 septembre 2019